Suite à l’interview lors du Midi-Pile du 13 décembre, les journalistes de France 3 - informés de la tenue de cette réunion - ont décidé de se rendre chez Philippe Ours. A leur arrivée, les représentants de BRA, tendus, ont fait part de leur surprise et nous ont demandé de préserver leur anonymat. Il leur a été expliqué que la présence des médias n’était pas calculée. Après un entretien de près de 2 heures une visite de la maison de Philippe et Marie-Béatrice Ours est organisée afin de mettre en évidence les dégâts symptomatiques que l’on retrouve d’ailleurs dans d’autres habitations. A l’issue de cette visite, les représentants de BRA sont « accrochés » par les journalistes (piètre prestation diffusée jeudi 14.12 vers 12h10 et 19h. sur France 3). Un entretien hors caméra et sans notre présence a eu lieu (afin d’expliquer leur présence et démentir toute manipulation de notre part : dixit les reporters). Au final, une interview d’ASB (diffusée jeudi 14.12 vers 12h10 et 19h. sur France 3) a eu lieu ainsi qu’un entretien par téléphone avec une journaliste de Radio France Bleue…

Les positions de BRA

Les représentants de BRA font part de leur regret que leur image soit ternie par les médias notamment. Ils précisent que la connaissance précise du problème a été tardive (juillet 2006) et que la pollution du béton est hétérogène sur une période limitée (entre mars et juillet 2004) pour le Béton Prêt à l’Emploi (BPE).
L’anomalie est liée à une procédure d’achats et de recyclage de matériaux dans le cadre d’une politique nouvelle liée au Développement Durable avec le chantier ferroviaire Lyon / Turin).

Il y a la recherche d’une corrélation entre dégradation et temps, et quand la pathologie se développe à savoir si elle s’arrête et dans quelle durée.

BRA s’engage à rencontrer les particuliers et à trouver des solutions rapides au cas par cas et pose les principes suivants :

« si on peut ne pas casser, on ne casse pas, c’est la solution la moins traumatisante ».

« les décisions seront prises avec l’avis des experts et l’accord des particuliers dans le cadre d’un lien contractuel avec tous les intervenants (constructeur, artisan, fournisseur) ».

BRA restera ouvert à toute proposition lors de la recherche d’une solution.

La question d’équilibre économique sera à considérer lors des décisions avec les experts d’assurances.

BRA précise qu’il est hors de question de lui imputer des responsabilités qui ne lui incombent pas et qu’il sera vérifié si les chantiers ont été réalisés dans les règles de l’art ( respect des normes et obligations du code de la construction) : « on assume nos fautes, que les nôtres ».

En cas de sinistre visiblement lié à la pathologie du béton défectueux il n’est pas utile de procéder à des analyses (gain de temps et d’argent) « on traite le problème ».

En cas de sinistre avec un doute sur la pathologie du béton défectueux il y aura des analyses en cas de dégâts importants.

En cas de sinistre avec un doute sur la pathologie du béton défectueux et des dégâts faibles, une mise sous surveillance en attente d’une évolution sensible sera programmée avant de procéder aux analyses.

BRA précise qu’ils seront vigilants sur la traçabilité des matériaux ( bons de livraison et factures ) et qu’il n’y aura pas d’intervention sans traçabilité (travail « au noir », fausses factures …).

Positions d’ASB

La constitution d’une association a pour but de recenser toutes les personnes concernées et d’apporter soutien et conseil aux particuliers. Nous souhaitons être reconnus comme interlocuteurs.
Nous défendrons les intérêts des particuliers afin qu’ils ne subissent pas de perte financière, cela serait impossible à assumer et injuste.
Nous demandons la mise en œuvre des investigations et des solutions sans tarder.
Si BRA précise qu’il ne veut pas « se faire rouler dans la farine », nous répondons que nous sommes des victimes et que nous ne nous laisserons pas « arnaquer » nous non plus.



Nous nous sommes quittés sur l’accord de principe pour d’autres réunions et la communication des coordonnées des particuliers afin de mettre à jour la liste des chantiers concernés.

Notre sentiment est que BRA souhaitait « prendre la température » et voir à qui ils avaient affaire. Ils tentent aussi sans doute de reprendre la main pour leur image de marque.

Nous avons fait tout notre possible pour leur montrer que nous étions bien informés (y compris sur les données techniques), que nous étions sérieux et que si nous étions calmes nous serions malgré tout fermes et vigilants.

Les négociations à l’amiable, en individuel, sans faire de bruit, semblent être leur optique.

Il reste à l’évidence, après la visite de la maison de Philippe Ours, bien des zones d’ombre et des interrogations sur le phénomène, y compris pour BRA : on ne constate pas toujours le phénomène de gonflement en surface sur lequel les experts s’appuient pour reconnaître un béton défectueux, alors même que les analyses chimiques révèlent un béton pollué !

Attention, il faudra être vigilant pour obtenir ce qui est dû !

Le Roux Yannick 17.12.06

ASB organisera une Assemblée générale en janvier pour rendre compte de ses démarches et faire le point.